Réchauffement climatique ?


Au niveau mondial l'année 2010 a été
l'année la plus chaude jamais enregistrée !

Voir : article de la NASA (sur ce site)

Où en sommes-nous en 2011 ?
De quoi sommes-nous certains ?


* * *
Résumé du Webmaster

Nous allons être obligés d'agir, et en voici les raisons.

Notre société va se heurter à 2 murs.

Un mur énergétique.
Celui-ci est lié à l'épuisement des ressources fossiles :

le pétrole, le gaz, le charbon, l'uranium.
Les pics de production de la totalité de ces ressources
auront normalement lieu d'ici
da fin du siècle.
Voir ICI et LA

Un mur climatique.

Même si les majoritaires au sein du GIEC (voir ci-dessous)
et les minoritaires (les climatosceptiques) ne sont pas d'accord
sur les causes de l'augmentation de température moyenne actuelle,
ni sur son ampleur à venir, celle-ci a néanmoins lieu.
Et il faudra s'y adapter.

Ces 2 événements devraient être à l'origine
de changements majeurs de comportements,
qu'ils soient volontaires ou subis.

La traversée de ces murs a déjà commencée.


L'état des connaissances

Les éléments relatifs au changement climatique, à son explication, à ses conséquences 
et aux manières d'y faire face donnent lieu à une synthèse au niveau international. 
Plusieurs milliers de chercheurs de toutes les disciplines sont impliqués.
L'organisme qui effectue cette synthèse est le GIEC.

GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat), alias IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change)
 
Liens directs :
Site du GIEC (IPCC), nombreux liens : ici - Le rapport du GIEC en Français : ici
Exemple de travaux (Climate Change 2001: Working Group I: The Scientific Basis) : ici

L'article qui suit résume l'état des connaissances en ce début d'année 2011.


Le GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat), 
alias IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) :

  1. est une institution onusienne dont les membres sont les pays (1 voix par pays), et dont le rôle est "d'expertiser l'information scientifique, technique et socio-économique qui concerne le risque de changement climatique provoqué par l'homme". Cette institution est née en 1987, il y a plus de 20 ans, sur proposition du G7 et de l' Organisation Météorologique Mondiale (WMO) et du Programme pour l' Environnement des Nations Unies (UNEP).

  2. est un organisme qui effectue une évaluation et une synthèse des travaux de recherche menés dans les laboratoires du monde entier : il effectue une sorte de revue de presse très organisée sur des articles scientifiques (ni essais, ni vulgarisation donc) relatifs à la question de l'influence de l'homme sur le climat.

  3. En AG, le GIEC donne le programme des travaux, sollicite des experts auprès des pays membres (plusieurs centaines de rédacteurs), qui compilent les travaux de plusieurs milliers de chercheurs.
    Après plusieurs aller-retours formalisés, les documents du GIEC, dont l'objet est de proposer une synthèse des connaissances scientifiques, sont approuvés en AG. A ce jour, toutes les publications officielles du GIEC ont été approuvées à l'unanimité par les pays représentés, y compris les points qui font encore débat .

  4. Il est organisé en 3 groupes, chargés d'apporter des éclaircissements sur 3 aspects du climat :

    • Le groupe 1 étudie les publications qui portent sur le fonctionnement du climat et les variations climatiques passées ou à venir ; donc sur le « Qu'est-ce qui change dans notre climat et comment ?  »
    • Le groupe 2 étudie les publications qui portent sur la vulnérabilité de la biosphère et de notre système socio-économique face aux risques du changement climatique ; donc sur le « Qu'est-ce qui risque de nous arriver ? »
    • Le groupe 3 étudie les publications sur les scénarios d'émission de gaz à effet de serre et la manière de les réduire ; donc sur le « Comment faire pour éviter le pire ? »
  5. Les conclusions de ces rapports sont pour le moment les suivantes :

    • La concentration de l'atmosphère en CO2 est plus élevée qu'elle ne l'a été sur les 650.000 dernières années,
    • Cette augmentation va entraîner un changement climatique. Une des caractéristiques de ce changement sera une augmentation de la température moyenne de la planète au niveau du sol.
    • L'ampleur de ce réchauffement demeure un objet de débat.
  6. Ces conclusions sont cependant contredites par un certains nombre de scientifiques. 
    Les arguments des climatosceptiques sont forts :

    • les données du GIEC (points entourés dans le graphique ci-dessous) sont incomplètes. Le CO2 a eu dans le passé des taux bien plus élevés qu'aujourd'hui. De plus, le cycle de vie du CO2 est un phénomène complexe dont l'analyse est encore balbutiante.
    • la correlation température - taux de CO2 est très faible, mais la correlation température avec les cycles du soleil est forte, voir ici :
  7. Que conclure ?

    • la température moyenne de notre planète augmente, et c'est un point sur lequel thèse officielle et climatosceptique s'entendent
    • le taux de CO2 augmente également.
    • Les causes de l'augmentation récente de température n'est pas en revanche l'objet d'un consensus : Soleil ou CO2 ?

En ce qui concerne les conclusions du GIEC, la tendance est claire :

GIEC (1990) 
Aperçu général des sciences du changement climatique, discussion sur les évidences et incertitudes du réchauffement.

GIEC (1995) 
“La balance d’évidences suggère une influence humaine discernable sur le climat global.”

GIEC (2001) 
“La plupart du réchauffement des 50 dernières années 
est probablement (>66%) attribuable aux activités humaines.”

GIEC (2007)
“Le réchauffement est sans équivoque, et l’essentiel du réchauffement des 50 dernières années
est très probablement (>90%) due à l’augmentation observée de la concentration des gaz à effet de serre.”

Vous noterez la prudence du GIEC sur ces différents points

En résumé, les réponses apportées par le GIEC sont en 2010 les suivantes :

  1. La concentration de gaz à effet de serre augmente-t-elle ? La réponse est oui de manière certaine.

  2. Si oui, cette augmentation est-elle due à l'homme ? Ce point ne fait quasiment plus débat, la réponse est oui de manière quasi certaine.
    Ainsi, dès le début 2001, le rapport du GIEC expose qu'aucun des modèles climatiques actuellement utilisés ne sait reproduire la hausse des températures sur la deuxième moitié du 20è siècle sans faire intervenir les émissions d'origine humaine de gaz à effet de serre. Ce dernier point ne fait pas consensus dans la communauté scientifique, car les climatosceptiques expliquent ces variations à partir des cycles solaires. 

  3. Si oui, cette augmentation va-t-elle entraîner un changement climatique ? La réponse est oui de manière certaine. Ce point ne fait pas consensus dans la communauté scientifique, car les climatosceptiques, sans nier l'augmentation de température actuelle et le changement climatique qui s'annonce, ne la lie pas expressement à une cause humaine. Selon eux, de telles variations ont déjà eu lieu dans le passé.

  4. Si oui, ce changement va t-il être important et entraîner des conséquences importantes ?

    Le niveau d'impact est encore l'objet de débat au sein de la communauté scientifique, car les données ne sont pas encore suffisantes pour y répondre avec certitude. Les tendances qui se dégagent dès aujourd'hui sont cependant les suivantes :
    • Si les concentrations sont maintenues à leur niveau actuel (ce qui implique un arrêt de la croissance), un réchauffement moyen inexorable de 0,6°C se produira d'ici 2100.
    • Si les concentrations croissent selon le scénario « Business as usual » (poursuite de la croissance actuelle) , le réchauffement atteindra d'ici 2100 les 2,8°C en moyenne, soit de 3,5°C dans les régions continentales, et 7°C en Arctique
    • Il y a environ 125 000 ans, les régions polaires étaient significativement plus chaudes qu'aujourd'hui (de 3 à 5°C), et la réduction du volume des glaces polaires a induit une élévation du niveau des mers de 4 à 6 m.
    • Ces scénarios ne font pas consensus dans la communauté scientifique.
  1. Donc, faut-il agir ? Les hommes politiques n'ont pas attendu 2010 pour agir. Le GIEC est né en 1987, les accord de Kyoto datent de 1997, la taxe anti-carbone en France était prévue en 2010.


Pour sauvegarder notre mode de vie et les générations futures, 
il nous faut désormais agir, chacun à notre niveau. 




Et en 2015 ?
(08/11/2015)

le rapport est ici ; Résumé à l’intention des décideurs : page 18 à 44

Le GIEC, groupe 1... c'est qui ?

Équipe de rédaction principale : quels pays représentés ?
- Amérique : Canada, États-Unis d’Amérique, Chili, Brésil, Argentine
- Asie : Inde, Japon,
- Europe : Danemark, Norvège, Europe de l'ouest : Allemagne, Belgique, France, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse, Fédération de Russie,
- Océanie : Australie, Nouvelle-Zélande,

Pour la France : quels auteurs ? Leurs background ?
- François-Marie Bréon (http://www.climat-en-questions.fr/auteur/francois-marie-breon)
- Valérie Masson-Delmotte (https://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3%A9rie_Masson-Delmotte)
- Olivier Boucher (http://www.lmd.jussieu.fr/~obolmd/)
- Philippe Ciais (http://www.lsce.ipsl.fr/Phocea/Pisp/index.php?nom=philippe.ciais)